Sortir de la boîte

Difficile de ne pas aborder le thème des élections ces jours-ci. Depuis quelques jours, nous sommes aspirés dans ce vortex médiatique dans lequel toute nouvelle qui n’est pas directement reliée à la campagne électorale, risque peu de faire la une.

C’est peut-être bien comme ça au fond, avons-nous vraiment le luxe de dénoncer l’omniprésence de cet exercice démocratique ?

Aussi, pour quoi votons-nous exactement ? Généralement, je crois que l’on vote pour le maintien de nos acquis, pour les bonifier aussi, parfois. On vote essentiellement pour soi en fait. Le changement dérange, l’inconnu fait peur.

Sauf que là, j’ai l’impression que peu importe le parti pour lequel on vote (et c’est important de voter !), le changement et l’inconnu seront au rendez-vous.

Le changement sera climatique; l’inconnu, l’ampleur de ses impacts.

Je ne crois pas que l’on ait encore compris ce à quoi nous faisons face. Pour l’instant, on nous présente des cibles de réduction de gaz à effet de serre à géométrie variable dans l’intensité et dans le temps. Cibles qui ne veulent rien dire pour la majorité de gens, cibles qui ne se traduisent pas non plus par une démonstration des changements que nous devrions apporter dans nos habitudes quotidiennes, dans notre relation avec notre consommation. Bref, nous nous sentons un peu comme immunisés, car nous ne sommes pas encore atteints directement par les bouleversements climatiques dont nous sommes pourtant de plus en plus témoins autour de la planète. Un peu comme si une pandémie se propageait à l’extérieur de nos frontières…

Nous sommes pourtant bien placés pour savoir que les pandémies n’en ont que faire des frontières, tout comme les changements climatiques.

En environnement, il est plus que temps d’être proactifs au-delà d’un mandat de quatre ans et au-delà de la partisanerie. C’est peut-être de cette façon que nous pourrions le mieux faire face aux bouleversements à notre porte.

Les solutions et les moyens pour y parvenir ne devraient appartenir à personne en particulier et à tout le monde en général. L’ennemi est commun, les solutions devraient l’être également.

La question de l’urne devrait peut-être justement être la nécessité de sortir de notre boîte…