À la croisée des chemins

Les choses semblent vouloir évoluer en gestion des matières résiduelles au Québec. Partout au Québec, des groupes luttent contre les mégasites d’enfouissement, des citoyens se lancent dans le mode de vie zéro déchet et des municipalités tentent de guider la population et les entreprises vers un mode de consommation plus responsable. Ils ont tous ceci en commun qu’ils attendent d’être écoutés et appuyés par le gouvernement québécois. L’attente serait-elle terminée ?

Souvenez-vous d’il y a à peu près un an, plusieurs voyaient la pandémie comme une raison de changer nos modes de vie pour qu’ils soient plus en harmonie avec l’environnement. Comme si le fait d’avoir été en quarantaine forcée depuis une cinquantaine de jours aurait suffi pour que nous réinventions collectivement un monde plus vert, plus résilient.

Un an plus tard, nous sommes encore en plein dans cette fichue pandémie et je crois que le monde vers lequel nous nous dirigeons quand elle sera finie sera tout, sauf plus vert et plus résilient. Nous voudrons faire du rattrapage, sortir, manger, consommer…

Je n’ai jamais personnellement épousé les causes jovialistes ou pensé que la pandémie aura été le choc électrique dont nous avons besoin pour que nous changions de paradigme, mais la question se pose plus que jamais : dans quel genre de monde voulons-nous vivre au cours des prochaines années ?

On parle d’une reprise économique très soutenue avec augmentation de la pollution à l’avenant. La majorité d’entre nous ira retravailler dans nos bureaux en évitant peut-être les transports en commun de peur que tout recommence.

C’est maintenant que nous devons y réfléchir et nous préparer à agir, le cas échéant.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec les audiences génériques sur la gestion des résidus ultimes qui ont lieu en ce moment même et qui n’ont pas l’air de soulever les passions. Pourtant, sautez une collecte des vidanges dans une municipalité et vous risquez d’avoir une émeute à l’hôtel de ville. Alors qu’on traîne péniblement depuis une vingtaine d’années des objectifs de recyclage que nous n’arrivons toujours pas à atteindre, là, on veut nous amener jusqu’en 2040 avec la gestion de nos déchets.

La gestion des déchets, ça nous concerne tous. Jusqu’à un certain point, elle reflète la société dans laquelle on vit, qui nous sommes. Les archéologues du futur nous définiront à l’aide de ce qu’ils trouveront dans nos dépotoirs.

Et là, nous avons l’opportunité d’influencer les tendances, les décisions qui seront prises par nos décideurs. Et c’est justement en participant à ces audiences génériques du BAPE que nous pouvons agir en amont du processus. Ne laissez pas cette occasion passer, vos idées sont importantes. Qu’elles soient courtes ou longues, très techniques ou émotives, envoyez vos réflexions à la commission.

En bon vendeur, mais surtout parce que je pense que c’est important, je vous inviterai à aller consulter nos fiches d’informations sur les différents pans de la gestion des déchets au Québec. Appropriez-les-vous, copiez-les, notre équipe les a faites pour ça !

Mais dépêchez-vous!

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