Des campagnes en voie d’extinction

La lecture des plates-formes des différents partis politiques est quelque peu décevante, notamment en ce qui a trait à la gestion des matières résiduelles. Beaucoup de propositions se limitent aux plastiques à usage unique ou à des actions en aval du genre : limiter la pollution par le recyclage.

C’est quelque peu navrant, car même si la gestion des matières résiduelles relève des gouvernements provinciaux, le fédéral peut intervenir sur les impacts environnementaux des biens de consommation importés. Ou encore, il peut se présenter en leader auprès d’autres pays afin d’établir des normes communes en matière de production ou de gestion post-vie utile des biens de consommation.

Il semble qu’aucun parti n’ait véritablement pris acte de l’ampleur des actions que nous impose l’urgence climatique. Voir un parti réellement sortir du cadre habituel des mesurettes n’aurait pas seulement fait du bien, mais aurait été nécessaire en cette période critique. Notre consommation, notre mode de vie en général est responsable des dérèglements climatiques et des conséquences de plus en plus désastreuses qu’ils engendrent. Et le Parti vert qui n’a pas encore rendu publique sa plate-forme sur le sujet. Enfin… n’est-ce pas Georges Clemenceau qui a dit un jour que la guerre était une chose trop grave pour la confier à des militaires ?

Je fais le pari avec vous aujourd’hui que cette campagne électorale sera une des dernières du genre. Les enjeux de celles qui suivront seront dictés par ceux reliés au climat. Les chefs de différents partis n’auront d’autres choix que de proposer des mesures qui nous forceront collectivement à faire face au tsunami climatique que nous voyons poindre à l’horizon.

Il ne s’agit pas d’être populaires, mais d’être responsables. Et oui, les élections sont un bon moment pour discuter d’enjeux sérieux. Sinon, quand le ferions-nous ?

Partagez

Débutez votre recherche :

Abonnez vous à notre infolettre

Restez à l’affût des dernières nouvelles en gestion des matières résiduelles.