Fiche d'information F1

L’économie circulaire

L’économie circulaire répond aux problématiques de l’économie linéaire, soit le modèle économique actuellement prédominant qui consiste à extraire, fabriquer, consommer puis à jeter les biens et produits de consommation.

Le Pôle québécois de concertation sur l’économie circulaire définit l’économie circulaire, comme suit :

« Un système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ».

L’économie circulaire fait donc appel à des objectifs et outils stratégiques tels que :

État des lieux au Québec

Actuellement, aucune loi ni règlement n’encadre l’économie circulaire, ni les concepts qu’elle sous-tend (à l’exception de la hiérarchie des 3R). Une économie circulaire pourrait donc considérer l’exportation de matières recyclables pour leur traitement, ou encore la valorisation de celles-ci à des fins de production d’énergie. Bien que pouvant être estimés comme de l’économie circulaire, ces deux procédés ne sont pas garants d’un bilan environnemental positif.

Les principes d’économie circulaire, bien que généralement moins appliqués que ceux de l’économie linéaire à l’heure actuelle, sont imprégnés dans certains domaines, notamment en agroalimentaire, dans le recyclage du verre consigné ou dans les initiatives de transport en commun ou partagé.

Le terme économie circulaire est de plus en plus utilisé dans le domaine industriel, notamment au travers des symbioses industrielles. Malgré l’absence d’encadrement réglementaire, l’économie circulaire fait l’objet de subventions et de programmes mis en place par l’État.

Position du FCQGED sur cet enjeu

Autrefois représentée sous le concept du berceau au berceau (en opposition à celui du berceau au tombeau), l’économie circulaire revient avec vigueur dans le développement de projets, ce qui est bienvenu. Toutefois, il faut demeurer vigilant, car ce concept est parfois utilisé à des fins d’écoblanchiment ou pour présenter des projets ou des procédés comme étant plus environnementaux qu’ils ne le sont en réalité.

Les financements publics accordés dans le cadre de l’économie circulaire ont pour objectif d’encourager des projets ayant des impacts environnementaux positifs soutenant la hiérarchie des 3R. Pourtant, plusieurs symbioses industrielles ou exemples d’économie circulaire se basent sur la valorisation énergétique. Selon le FCQGED, dans le cas où la destruction thermique des matières résiduelles n’aurait pour seule finalité que la production d’énergie ou leur utilisation comme combustible de substitution, ce procédé ne peut être associé à une quelconque forme d’économie circulaire.

RECOMMANDATIONS DU FCQGED

  • Définir et encadrer l’économie circulaire et les concepts qu’elle implique (symbiose industrielle, écoconception, etc.). Intégrer l’aspect local dans l’économie circulaire;

  • Développer des normes rigoureuses et des certifications pour chacun des concepts de l’économie circulaire : « Produit écoconçu », « Emballage recyclé au Québec », « Produit issu d’une symbiose », etc. ;

  • Rendre obligatoires les bilans environnementaux positifs aux processus de financement ou de certification d’économie circulaire;

  • Ne pas reconnaître la récupération d’énergie issue de l’élimination comme de l’économie circulaire;
  • Viser l’utilisation en boucle fermée des matières, avec comme objectif leur recyclage infini.

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